Nous vous présentons l’un de nos derniers coups de cœurs en cette réouverture des musées :

110 artistes, actrices et co-créatrices, de l'abstraction de la fin du XIXe siècle jusqu'à aujourd'hui, sont mises en lumière dans une exposition haute en couleurs, en formes et en techniques !

Engageant une relecture inédite (au féminin, enfin !) de l’abstraction, le Centre Pompidou retrace l'histoire de cette esthétique née au tournant du XXe siècle. D’artistes connues et reconnues aux artistes totalement invisibilisées par l’histoire de l’art, l’exposition déploie un parcours chronologique fluide dans une scénographie rythmée et aérée. 

Dans une vision qui se veut globale : d’Europe à l’Asie en passant par l’Amérique latine et le Moyen Orient, le parcours révèle la spécificité de chaque artiste tout comme il met en évidence leur apport et leur rapport à l’abstraction.

L’exposition enivrante et stimulante, mêle le design, la mode, l’architecture, le cinéma, la sculpture, la peinture, la danse, la performance … Mais elle est si dense qu’il est difficile de l’apprécier en une seule fois. Elles font l’abstraction est de ce genre d’expositions qui appellent, au moins, une seconde visite afin de l’embrasser dans sa totalité. Mais c’est un plaisir que d’y retourner !

Exposition "Elles font l'abstraction" au Centre Pompidou, 19 mai - 23 août 2021, 11h - 21h, tous les jours sauf mardi, Réservation en ligne obligatoire.





Notre premier apéro arty intitulé « La danse dans l’art » fut consacré à la représentation de la danse dans les arts visuels. Après un bref historique de la représentation de la danse depuis les débuts de la création artistique, la conférence se consacrait au XXe siècle, siècle qui a vu la danse prendre une place importante dans les arts visuels et où, les frontières entre les arts sont devenues de plus en plus poreuses.

Nous avons notamment évoqué une œuvre au statut particulier : Column de Robert Morris. Entre sculpture, danse, théâtre et performance, Column ne se laisse pas ranger dans une case spécifique (malgré sa forme pourtant simple et précise) ! Colonne rectangulaire, l’œuvre se présente sous la forme d’un parallélépipède creux de taille humaine. Le titre originel, Box for standing, est assez éloquent. La colonne étant faite pour accueillir, en son sein, une personne debout. 

En 1961, Robert Morris, jusqu’ici peintre, crée cet objet tridimensionnel. Il ne présente pas celui-ci dans un lieu d’exposition traditionnel, mais il l’expose sur scène, dans ce que l’on peut aussi appeler : la black box (contrastant ainsi avec le White cube désignant les galeries et musées aux murs vierges et blancs). 

A la différence d’une sculpture exposée autour de laquelle le spectateur est amené à bouger ; ici c’est le spectateur, immobile sur son siège qui attend que ça bouge. Après quelques minutes sans que rien ne se passe, la boîte ou colonne … tombe ; pour demeurer de nouveau immobile à l’horizontal pendant trois minutes et demie.

Cet élément stable, vertical, censé servir de support : Column, constitue finalement l’histoire d’une chute ! Une chute simple mais nette : une chute de la sculpture - traditionnellement immobile - dans le spectacle vivant, espace de l’éphémère et de la performance.

Mais tout cela finalement, c’est aussi l’histoire de la vie, celle d’une chute de la verticalité à l’horizontalité, celle d’un corps debout à un corps allongé, celle d’une immobilité dans le mouvement. Celle de la sculpture dans la danse !





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